Mon internement

Le 12 janvier, à 15h, ma mère et ma sœur m’ont attirée dans un hôpital général où le psychiatre a décidé de me garder pour « déstructuration comportementale ». Les infirmiers m’ont poussé dans une petite cellule aux murs en plastique vert avec juste un matelas par terre et trop peu de mètres carrés d’espace. Etant claustrophobe, j’ai demandé à pouvoir prendre mes fleurs de Bach, ce qui m’a été refusé ainsi que l’eau que je demandais et l’accès au toilettes. Je suis donc restée sans eau et sans nourriture jusqu’au lendemain à 12h40, heure à laquelle je serais arrivée à l’hôpital psychiatrique. Je n’en ai aucun souvenir, probablement à cause des médicaments qui m’ont été infligés. Je proteste contre cette zone de non-droit qu’est l’internement psychiatrique forcé.

Je suis ensuite passée devant le juge de paix qui a décidé de ma mise en observation de 40 jours devant mon avocate désignée d’office qui n’a pas dit un seul mot pour me défendre.

Ne m’entendant pas du tout avec le psychiatre de l’hôpital, j’ai demandé mon transfert dans un autre hôpital, ce qui m’a été refusé car, m’a dit la médiatrice, on ne peut rien faire pendant la période d’observation. Le psychiatre de l’hôpital devient ainsi omnipotent.

Ce que j’ai traversé était dur et j’en garde d’affreux souvenirs jusqu’aujourd’hui. Cette violence avec laquelle on m’a traitée est inacceptable et j’ai peur qu’elle continue impunément à s’attaquer à des personnes fragiles ou fragilisées. C’est pourquoi j’aimerais que mon témoignage soit pris en considération et je suis toute disposée à le faire circuler ou le publier si besoin en est.

Aylin

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