Les troubles de l’attachement : « enfant velcro », « enfant sumo », « enfant solo » : quel devenir à l’âge adulte ?

Les troubles de l’attachement surviennent chez un enfant ayant connu une rupture de lien avec sa mère et/ou toute personne d’attachement sécurisant au cours des premières années de sa vie. Il peut s’agir d’une rupture provisoire (par exemple en cas d’hospitalisation avec séparation entre la mère et l’enfant) ou d’une rupture définitive (abandon, décès). Cette rupture de lien, cette « blessure primitive », perturbe la construction de l’attachement chez l’enfant et donc ne lui permet pas d’accéder à la sécurité de base indispensable à l’élaboration d’une personnalité adulte. Différents cas de figure peuvent se présenter :

  1. L’enfant rejette sa mère (biologique, d’accueil ou d’adoption), car il est bien décidé à ne plus accorder sa confiance à cet « abandonneuse potentielle ». C’est un enfant rejetant, un « enfant sumo »
  2. L’enfant, submergé par la terreur d’un nouvel abandon, est fusionnel et très angoissé : c’est un « enfant velcro »
  3. L’enfant se replie sur lui-même, « tout semble aller très bien », jusqu’au jour où le volcan explose… C’est un « enfant solo »

Dans tous les cas, ces enfants ont un besoin phénoménal de sécurité, et l’image qu’ils ont d’eux-mêmes est très négative. Ils sont également prisonniers d’un processus psychique qui leur interdit de s’attacher puisque, pour eux, un nouvel abandon risquerait de se produire et relancerait la grande souffrance qu’ils connaissent déjà. Un enfant porteur d’un trouble de l’attachement refuse les règles et les limites, celles de la famille et de la société dans son ensemble. Il est le seul maître à bord et le prouve par des comportements extrêmement pénibles, plongeant ainsi dans le chaos ses parents et la fratrie. Une caractéristique fondamentale et commune à tous ces enfants en souffrance est une dysharmonie dans diverses fonctions de leur développement. Leurs compétences peuvent aller de la sur douance à la presque inexistence, l’explication étant que tout un pan de base de leur développement psychoaffectif ne s’est pas ou peu développé. Dans certaines situations, pour avoir une idée de l’âge affectif d’un tel enfant, il faut diviser, dit-on, son âge réel par trois ou quatre. C’est ce qui rend la tâche difficile pour un parent, un ami, un professeur ou tout autre intervenant : parfois il s’adresse à une personne âgée effectivement de quinze ou vingt ans, mais parfois c’est un enfant de cinq ans qui se trouve face à lui dans la toute-puissance et l’utilisation de l’autre en exécutant pur et simple de la satisfaction de son besoin.

Je désire apporter mon témoignage en tant que maman de deux enfants adoptés, officiellement adultes depuis quelques années, et souffrant de ces troubles de l’attachement. Très longtemps, je me suis trouvée au milieu d’un océan de colère : oui, j’étais en colère contre tout ce qui arrivait et je me posais des tas de questions : pourquoi mes enfants ont-ils connu toutes ces difficultés d’apprentissage sur le plan scolaire et social en général ? Pourquoi n’avons-nous pas été mieux entendus et mieux aidés par les professionnels de la santé et surtout par notre propre famille ? Pourquoi ai-je un enfant reconnu à présent handicapé et un autre en passe de le devenir ? Pourquoi mon plus jeune enfant a-t-il été agressé sexuellement ? Pourquoi mon aîné a-t-il fait de la prison ? Pourquoi mes enfants sont-ils violents envers moi au point de mettre ma vie en danger à de très nombreuses reprises ?

Mais j’ai progressivement compris que cette colère, derrière laquelle se trouve un gigantesque chagrin, ne m’amènerait pas les solutions. Or, c’est bien de cela qu’il s’agit pour tous les parents : trouver des solutions pour apaiser la souffrance de nos enfants, et rendre un maximum de qualité à la relation. Des progrès se font lentement jour dans la société : cellule familiale et famille élargie, voisinage et relations amicales, institutions telles que écoles, hôpitaux généraux et psychiatriques, justice, instituts médico-pédagogiques,… Les parents sont progressivement mieux entendus. Mais trop souvent encore, les dires des parents face à ceux de leurs enfants sont mis en doute. Parce que ces jeunes ont souvent une attitude manipulatrice (la manipulation est au départ pour le bébé le moyen de satisfaction de ses besoins, la maman étant son continuum : il est en fusion avec son environnement y compris sa mère. Ce n’est que progressivement que les processus d’adaptation nécessaires se mettront en place pour faire réaliser à l’enfant que sa mère et tout ce qui l’entoure sont distincts de lui).

Des mesures préventives ont été mises sur pied en ce qui concerne les enfants adoptés, et c’est très bien aussi : dépister les troubles de l’attachement au début de la vie multiplie évidemment les chances de guérison. Chose heureuse également : les thérapeutes s’intéressant aux troubles de l’attachement se font plus nombreux.

Mais je suis triste… Tout cela est fort bien, mais… Que fait-on des adultes de vingt ou trente ans qui, dans la grande majorité des cas, glissent vers la désadaptation psychologique ou sociale grave, faute d’avoir été pris en charge quand il en aurait été encore temps ? Depuis sept ans, je prends quotidiennement des notes sur le parcours abominablement difficile, injuste et douloureux que nous vivons chez nous : le deuil d’enfants « classiques », l’énergie investie pour nous faire entendre auprès des intervenants (enseignement, hôpitaux, famille…), le caractère récurrent des situations critiques et d’urgence, les violences physiques, etc… Aujourd’hui, je suis toujours dans un chagrin et dans un désespoir immenses, mais je suis également dans la peur et dans l’incertitude.

Mon plus jeune fils est un « enfant velcro ». Je crois que c’est vers l’âge de quatre ans qu’il a commencé à réaliser l’abandon de sa mère biologique. A partir de ce moment, il ne m’a plus quittée. Toujours en recherche de proximité (famille, voisins, amis), il a été victime à l’âge de 16 ans d’un attentat à la pudeur qui a nécessité une hospitalisation. Au cours de cette dernière s’est produit un viol. A partir de ce moment, la situation n’a plus été ni psychologiquement ni socialement gérable. Car depuis ces faits, mon fils ne sait plus contrôler les conséquences de son insécurité de base. Exemple : ses comportements agressifs faute de pouvoir gérer l’angoisse ou la tristesse. Il ne s’agit pas ici de juger ces enfants mais de remettre de telles attitudes dans le contexte des différents arrêts de développement affectifs qui les caractérisent. De plus, ceux chez qui le niveau intellectuel est bon donnent mieux le change de l’adaptation…

La vie sociale de mon enfant s’est arrêtée à cette époque, et j’ai bien envie de dire que la vie tout court s’est figée pour chacun de nous, à la maison. Sa désadaptation s’est aggravée au point de le mener carrément à la psychose. Nous nous sommes vus contraints, mon mari et moi-même, de le faire hospitaliser en institution psychiatrique fermée, aucune autre solution n’existant. Depuis, nous vivons une situation très pénible, notre fils ne supportant pas cette kyrielle d’attachements-détachements (retours à la maison pour une demi-journée ou un w-e). Toutes ces années se sont passées sur le même topo : violences, interventions de la police, de médecins et d’ambulances, passages aux urgences,… Dans les hôpitaux psychiatriques, cela ne se passe pas bien : les intervenants ont des limites, et après tout c’est humain. Mon fils est « pompant », toujours accroché à leurs basques pour poser les mêmes questions et obtenir à tout prix la réponse qu’il souhaite entendre. Pour ce personnel soumis à rude épreuve, il n’y a parfois guère d’autres solutions que de mettre mon fils en isolement – seule façon de lui mettre des limites. Se retrouver rigoureusement seul parfois plusieurs jours dans une pièce ne comportant qu’un lit, sans même une revue dans les mains, ne soigne évidemment pas sa maladie. Mais c’est « la moins mauvaise des solutions »…

Mon fils épuise les équipes l’une après l’autre, de la même manière qu’il le fait avec nous : il nous « vampirise », comme l’a si bien dit un psychiatre. Où est la solution ? Ce jeune n’est pas à sa place dans un hôpital psychiatrique, d’autant plus qu’il ne côtoie que des handicapés mentaux relativement plus sévères alors que lui jouit d’une intelligence beaucoup plus développée. Le service fermé reste obligatoire car depuis sept ans il fugue dès que c’est possible dans le but de retrouver « sa maison ». Mon cœur se serre à chaque visite, lorsque je vois mon enfant derrière un grillage de trois ou quatre mètres de haut, comme un malfaiteur dans une cour de prison. Il ne comprend pas ce qu’il fait là. Il dit qu’il a été violé et que c’est lui qui est puni. Il a sans doute raison mais dans aucune institution une prise en charge psychologique et non psychiatrique n’a été faite jusqu’aujourd’hui faute de moyens. Pour enfoncer une porte ouverte, répétons qu’il y a trop peu de personnel spécialisé dans les institutions. Notre fils pense que nous, ses parents, l’abandonnons en refusant de le reprendre à la maison. Mais c’est impossible, vu sa violence. Il s’empare de couteaux de cuisine, jette le téléviseur au sol, s’en prend physiquement à nous aussi. Et puis il regrette aussitôt ce qu’il a fait et nous dit : « J’ai peur que vous ne m’abandonniez ». Comme toute personne dont la souffrance augmente, il régresse. Un autre sujet de tristesse est la médication accompagnant forcément l’hospitalisation : antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques et hypnotiques en nombre de plus en plus important. Toute une armada qui n’enlève rien, absolument rien, à l’angoisse d’abandon de mon fils et à la persévération dans ses questionnements. Leur seule raison d’être est de tenter d’abrutir notre fils pour le rendre vivable : « Je ne soigne pas un patient, mais tout un service » nous a expliqué le médecin.

Alors, aujourd’hui, je suis une maman particulièrement inquiète pour l’avenir de mon fils. Les institutions manquent, de celles qui pourraient offrir un cadre adapté à ses difficultés. Quand mon mari se renseigne auprès de l’une d’elles, la première question qui est souvent posée est celle-ci : « Vous êtes Français ? » Dans notre pays, certaines structures d’accueil n’ouvrent d’ailleurs leurs portes qu’à des Français. (la sécurité sociale française paie beaucoup plus…). De toute façon, la liste d’attente est partout anormalement longue. Le Village Reine Fabiola, lorsque nous leur avions posé la question en 2002, nous avait fait cette réponse : « Il y a une liste d’attente de quinze ans ». Nos dirigeants sont-ils au courant de cela ? Faudra-t-il attendre que l’un d’entre eux se trouve personnellement dans une telle situation d’urgence pour prendre le problème au sérieux ?

Quant à mon fils aîné, un an plus âgé (25 ans), c’est un « enfant sumo ». Il a présenté des troubles cognitifs et donc des difficultés dans tous les apprentissages, et ce depuis le plus jeune âge. Il n’a aujourd’hui en poche que son certificat d’école primaire et une formation de technicien de surface réussie dernièrement à l’arraché. Ses comportements difficiles, inacceptables dans le domaine de la violence – physique principalement – nous ont amenés à le mettre en autonomie précoce vers l’âge de vingt ans. Lorsque nous cherchions de l’aide (famille, amis, enseignants, PMS, médecins généralistes, pédiatres, neuropsychiatres, police, centres de santé mentale et de guidance,…), nous n’en trouvions pas. Nous sortions généralement d’un entretien avec l’impression d’être responsable de l’état de notre enfant. Bonjour, la culpabilité ! Ses troubles n’ont donc jamais été pris au sérieux. Si bien que cette autonomie, qu’il réclamait à corps et à cris, a tourné à la catastrophe : hors de toute limite, de tout contrôle, notre fils a échoué en prison. Et là, le psychiatre qui a réalisé l’expertise l’a reconnu (in fine !) irresponsable de ses actes. C’est grâce à l’intervention d’une psychologue connaissant très bien les troubles de l’attachement que notre fils a pu éviter un séjour à Paifve (défense sociale) en étant plutôt orienté vers un hôpital psychiatrique. Aujourd’hui, il vient d’obtenir l’autorisation de s’installer dans un studio, tout en restant sous surveillance judiciaire. Je reste cependant dans l’insécurité car, à l’instar des enfants dysharmoniques parce que touchés par des difficultés d’attachement, mon fils profite difficilement de ses expériences antérieures. Tous les parents d’enfants présentant un trouble de l’attachement sont continuellement confrontés à leur imprévisibilité comportementale.

Cette double période d’enfermement a été très dure pour nous : mon fils, avec sa dysharmonie d’évolution affective – puisqu’il peut tenir le raisonnement d’un enfant de cinq ans – se trouvait dans une cellule toute proche de celle du violeur de son frère; puis, à l’annexe psychiatrique de la prison, il a également partagé pendant des mois la cellule de l’assassin de trois personnes. Dernièrement, mon fils a été sujet à de fortes angoisses et à des hallucinations très pénibles : des personnages présents sur des photos au mur prenaient tout à coup vie et voulaient le tuer…Exactement comme un petit enfant qui ne peut s’endormir dans le noir et dans la solitude de sa chambre.

Voilà pourquoi je crains l’avenir : j’ai bien peur que pour mes enfants, il soit déjà trop tard. Arriveront-ils à être plus harmonieux, plus nuancés dans leur adaptation à la réalité ? A ne pas se mettre en danger ni mettre les autres en danger ? Il faut, en effet, craindre pour tous ces enfants « déséquilibrés » une évolution gravissime vers un trouble psychotique.

Alors, je veux dire ceci aux parents : mettez votre narcissisme de côté, soyez vigilants, prenez des mesures préventives, consultez dès le moindre symptôme, battez-vous auprès de professionnels qui voudraient vous rassurer en affirmant que votre enfant est dans une crise passagère. N’oubliez jamais que c’est vous qui connaissez le mieux votre enfant et qu’après tout vous êtes les intervenants de première ligne.

Aux professionnels, de la Santé et de la Justice principalement, je demande de tout mettre en œuvre pour reconnaître dans un premier temps l’état d’urgence dans lequel se trouve une famille en appel d’aide, et de donner tout son sens à la parole des parents. Parents dérangeants parfois, tant leur volonté et leur énergie sont omniprésentes et ce, quoiqu’il arrive. Il ne faudrait plus que les thérapeutes confondent « ingérence » et « collaboration ». Qu’ils se méfient enfin de la toute-puissance de ces enfants et de leur capacité à manipuler. Répétons, car ceci est très important, qu’il ne s’agit pas de juger ces enfants mais de remettre de telles attitudes dans le contexte des différents arrêts de développement affectifs qui les caractérisent.

Je m’adresse également aux responsables politiques : intéressez-vous davantage à cette maladie. Oui, les troubles de l’attachement sont bien un dysfonctionnement grave si l’on se réfère à la définition de la santé donnée par l’OMS : « Etat de bien-être physique, psychique et social ». Car il est bien là, le nœud du problème : le jour où nos enfants devenus adultes seront reconnus comme étant principalement des « handicapés psycho-sociaux », un premier pas sera fait dans la recherche de structures et d’accompagnements mieux adaptés et plus nombreux qu’ils ne le sont aujourd’hui.

Françoise M-D., maman, en compagnie de Marie-Louise B., psychologue ULg

 

Addendum

Quatre jours plus tôt (6 mars), alors que j’étais sur le point de poster ce témoignage, le psychiatre de mon plus jeune fils m’a téléphoné et m’a assénée de mauvaises nouvelles : mon fils a poussé un patient dans une vitre – et ce patient va porter plainte -, l’équipe ne veut plus travailler avec lui et une demande de placement en défense sociale a été demandée. La conversation n’a duré que deux minutes et ce psychiatre ne s’est nullement inquiété de l’impact que pouvait avoir sur moi l’annonce de cette catastrophe. Or, il me sait fragilisée. Il aurait pu ajouter ; « Ceci ne doit pas être facile à entendre », ou « Je n’ai pas le temps de vous parler plus longtemps maintenant, tâchons de nous rencontrer dès que possible ». Rien.

Imaginer mon enfant, stoppé dans son développement affectif à l’âge de cinq ou six ans, en prison psychiatrique est inhumain. Comment accepter qu’il puisse côtoyer sans en garder des séquelles supplémentaires des assassins, des violeurs et autres auteurs d’actes abominables, en sachant que lui-même a été violé et que s’il est facile d’entrer dans une telle structure, il est beaucoup plus difficile d’en sortir? Ce qu’a fait ce jeune mérite-t-il la prison? La seule « faute » qu’il ait commise, c’est de naître au mauvais endroit…

A ce médecin, qui dernièrement m’a dit « Vous savez, pour être psychiatre il faut avoir trouvé un sens à sa vie », je réponds que cette belle philosophie devrait en toute logique se prolonger par un « Il faut aussi trouver un sens à la souffrance et à la déchéance des patients ». C’est vrai que depuis de longs mois la situation se dégrade et que l’équipe soignante est au bout de ses limites. Cette plainte d’un patient est du pain béni pour tous ces soignants: c’est l’occasion de se libérer de notre fils sans remords et sans se poser trop de questions. C’est cet autre patient, par l’intermédiaire de sa plainte, qui va faire la besogne à leur place.

Il faut bien admettre que dans la plupart de nos pays occidentaux la psychiatrie est le parent pauvre de la médecine. Alors que dans les autres spécialisations les progrès sont fulgurants et que les moyens financiers sont plus conséquents, nous en sommes toujours au 18ème siècle en ce qui concerne les patients « psys » difficiles: enfermement et camisole de force. La seule différence concerne cette dernière: les sangles, si elles sont encore utilisées parfois, ont été remplacées par une camisole chimique (abus de médicaments et d’électrochocs).

Dans un hôpital, et à plus forte raison, dans un hôpital psychiatrique, le calme et donc le confort de tous – patients et soignants – , est à assurer à n’importe quel prix…

 

Françoise, ce 10 mars 2008

5 commentaires

  1. J’ai adopté ma petite Sarah, à 03 mois, aujourd’hui elle a 11ans, elle fait sa rentrée en sixième, elle a réussi avec presque 8 de moyenne.
    Je lui ai dit à l’âge de 4ans1/2 que je n’étais pas sa mère biologique. Elle l’accepte très mal jusqu’à ce jour! et depuis les difficultés se sont multipliées et
    ma relation à elle s’est altérée. Autant elle a accepté la crèche et l pré scolaire autant elle a refusé l’école!
    Elle est plutôt rebelle au réglement et refuse souvent les limites.
    Je découvre la PNL , le développement personnel et j’entame avec elle une démarche ; Ensemble, nous sommes en train d’avancer;
    en l’aimant inconditionnellement, en faisant des allégories prières au quotidien et en accueillant ttes les mémoires erronées afin qu’elle se libèrent…..

  2. J’ai une fille, Marguerite, qui a aujourd’hui 25 ans. Difficultés depuis son plus jeune âge, sans jamais donner de diagnostic. J’ai arrêté de travailler lorsqu’elle avait 15 ans, devant ses crises devenues ingérables. Vie de famille impossible… J’ai commencé à faire avec elle des dépistages: à l’âge de 18 ans, on lui a reconnu une dysphasie et des troubles psychotiques. Depuis l’âge de 14 ans, elle prenait des neuroleptiques puissants. Ce n’est qu’il y a un an qu’un nouveau psychiatre a diagnostiqué un trouble sévère de l’attachement, il a changé sa médication (10 ans de neuroleptiques pour rien !!), mais ne la voit, quand tout va bien, qu’une fois par mois. Elle séjourne aujourd’hui dans un centre d’hébergement qui ne lui procure pas la sécurité ni une quelconque ‘source possible d’attachement’. L’état de Marguerite se dégrade. Je suis très inquiète. Comment se fait-il que malgré un suivi serré depuis l’âge de 2 ans, le bon diagnostic ne soit apparu qu’à l’âge de 25 ans? Comment se fait il qu’on ne puisse pas nous proposer de thérapie adéquate?? Je suis épuisée, et très en colère.
    La maman de Marguerite

    • Bonjour, parce qu’il y a 25 ans on ne parlait tout simplement pas de troubles de l’attachement. Nous sommes dans la même situation, notre aîné, grand prématuré de jumeaux dont le frère est décédé quelques jours à naissance, a passé environ les 2 premières années de sa vie en hôpital, intubé, sous oxygène, bref, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour créer un lien, même si j’étais tous les jours à l’hôpital près de lui durant des heures, il y passait tout de même environ 2/3 du temps seul. Il a présenté très rapidement des troubles du comportement caractérisés par une très grande agressivité et son adolescence s’est très mal passée, précipitant une mise en autonomie qu’il n’était pas près d’assumer. Traité pour des troubles bipolaires, puis schizo-affectifs, on lui parle aujourd’hui de personnalité borderline. Nous avons accueilli son fils à l’âge de 3 ans après un parcours chaotique avec sa maman, et on nous parle de troubles de l’attachement pour lui, pourtant, il n’y a pas d’agressivité en ce qui le concerne, quand je regarde les deux parcours, les choses sont tellement différentes. Bien sur, il y a des troubles abandonniques, mais cela ne nous semble pas massif comme pour le papa. Nous voulons y croire.

  3. Bonjour,
    Mon fils,16 ans, présente des troubles de l’attachement tels que décrits dans vos témoignages. Il est actuellement dans une unité pour adolescents pour quelques semaines. Cette unité voulant imposer une pédopsychiatre qu’il est allé voir pendant des années et qui n’a servi à rien, si ce n’est attiser les conflits et les violences, je cherche un pédopsychiatre spécialiste des troubles de l’attachement.
    Quelqu’un pourrait-il m’aider? J’habite en seine saint Denis, ce pourrait être aussi sur Paris.
    Merci,
    Barbara

  4. Bonjour,
    Je suis Maman d’une ado de 15 ans, atteinte d’un trouble de l’attachement en lien avec son histoire préadoptive. Pouvez vous me communiquer l’adresse d’unité de vie susceptible de l’accueillir svp ?

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