Mon internement
Le 12 janvier, à 15h, ma mère et ma sœur m’ont attirée dans un hôpital général où le psychiatre a décidé de me garder pour « déstructuration comportementale ». Les infirmiers m’ont poussé dans une petite cellule aux murs en plastique vert avec juste un matelas par terre et trop peu de mètres carrés d’espace. Etant claustrophobe, j’ai demandé à pouvoir prendre mes fleurs de Bach, ce qui m’a été refusé ainsi que l’eau que je demandais et l’accès au toilettes. Je suis donc restée sans eau et sans nourriture jusqu’au lendemain à 12h40, heure à laquelle je serais arrivée à l'hôpital psychiatrique. Je n’en ai aucun souvenir, probablement à cause des médicaments qui m’ont été infligés. Je proteste contre cette zone de non-droit qu’est l’internement psychiatrique forcé.
Je suis ensuite passée devant le juge de paix qui a décidé de ma mise en observation de 40 jours devant mon avocate désignée d’office qui n’a pas dit un seul mot pour me défendre.
Ne m’entendant pas du tout avec le psychiatre de l’hôpital, j’ai demandé mon transfert dans un autre hôpital, ce qui m’a été refusé car, m’a dit la médiatrice, on ne peut rien faire pendant la période d’observation. Le psychiatre de l’hôpital devient ainsi omnipotent.
Ce que j’ai traversé était dur et j’en garde d’affreux souvenirs jusqu’aujourd’hui. Cette violence avec laquelle on m’a traitée est inacceptable et j’ai peur qu’elle continue impunément à s’attaquer à des personnes fragiles ou fragilisées. C’est pourquoi j’aimerais que mon témoignage soit pris en considération et je suis toute disposée à le faire circuler ou le publier si besoin en est.
Aylin

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tina, le 09/09/10.
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Pascale Fransolet, le 28/04/10.
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sannasardo i, le 17/03/10.
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Ajouter un commentairebonjour,
la lecture de votre témoignage m'a retourné les sangs.
que de mauvais souvenirs me sont revenus à la face.
j'ai connu le même cabanon vert sans eau ni toilette (c'est, je pense, le moyen qu'a trouvé cet hôpital de mons pour "calmer" une PERSONNE en crise (du moins selon leur critères et ceux d'un psychiatre de garde, passant par là, et qui en gros, a moins de 5 minutes à vous consacrer). je mets personnes en majuscules, parce qu'on passe trop vite au statut de "patient" avec l'étiquette psychiatrique en plus. oui nous sommes patients, avec la patience de nous taire, celle d'attendre la parole d'un avocat taiseux, celle d'être privé de tout droit pendant 40 jours, celle de rester "souriant" quand on vous attache, ne venant pas à nos appels et que nous n'avons de solution que celle de nous laisser aller et de faire sur nous...
mais un "patient" dans la merde, à l'heure du repas où on daigne enfin ouvrir cette satanée porte, ça fait pas joli dans le tableau...
l'agressivité ambiante augmente, ainsi que votre pédigrée dans votre dosssier........
je défierais n'importe quel psychiatre abuseur et abusif de se soumettre au même traitement qu'on nous inflige..
même malade, en crise ou ayant perdu la tête, nous restons avant tout des êtres humains sensibles et réagissant malgré notre pathologie, à toutes les émotions.
il est temps que la psychiatrie "moderne" cesse ses comportements de violence barbare et moyenageuse.
bien à vous,
portez-vous bien,
tina
merci tout plein pour ce témoignage,
cette violence est en effet inacceptable. Les témoignages de ce type ne manquent pas, malheureusement,...
salut moi c est isabelle 38 ans bientot, et ton histoires me rappelle trop la mienne j ai aussi ete mise sous protections judiciaire comme ils disent maintenant!!!! ca fait 6 ans mais j oublie pas ca m a traumatiseé a vie et tout ca pour une histoire de cul et de jalousie qui a mal tournée. elle etait soit disant mon amie moi c'etait pas tjs le top alors elle m aidait pour s occuper de mes fils 10 et 2 ans a l'époque. elle se sachant pas avoir d enfants s'est appropriée mon cadet et il y a eu toute une machination auquel je n ai rien compris, elle a refuser de me rendre mon bebe de colere je me suis mise a boire les flics sont intervenu et j ai fait une crise de boisson, ils m ont battu a plusier pour me calmer etc puis je me suis reveillee comme toi nue avec une blouse blanche un wc inox sans papiers et une camera rien d autres seule avec soi , sa souffrance et son incomphension. Jamais j oublierais cette nuit qui devait etre comme une autre!!!! mais y apas un jour qui passe sans penser a ce comportement qu on a eu avec moi meme une bete aurait ete mieux considere et de la la spirale infernale on m a pris mon fils et tout. Ca fait 6 ans maintenant je commence a stabiliser plus ou moins cette putain de maladie qu on appelle BI polarite. mais la vie continue on espere faire un peu mieux corriger nos erreurs le mal que nous avaons fait autour de nous pas tjs consciement et des jours on implore le seigneur qu il abrege nois souffrances car apres un mieux il y a un retour encore et encore ca n en fini jamais. courage a vous tous parfois j y crois encore et il le faut et nous devons faire respecter nos droits de patients et d etre humains prenez soins de vous bises a vous tous et comme disait La Bruyere: il faut rire avant d 'etre heureux , de peur de mourrir sans avoir ri! E t carpe diem profite de ces quelques instants que dis je secondes de bonheur qui ne font que passées et tiens les au chaud dans ton coeur et dans ta tete pour les moments moins biens. Rends toi la vie belle et ne compte que sur toi, mais heureusement il existe encore quelques humains avec un coeur pour t'écouter et peut etre te tenir le bras le temps d 'un instant qui te soulagera peut etre prends tout ce qu on te donne et surtout donne aussi tout ce que tu peux mais a qui le merite allez je te ou vous laisse bises et ???? isabella